Wiersze
IV
Le passager
Passager en première classe d'un train du passé,
A vive allure sans arrêts et sans destination,
Défilent de vaporeux paysages sombres et floutés,
Traversant l'intemporel et de funestes saisons.
Je suis ce passager en première classe,
Au destin anéanti sans billets et bagages,
Le cœur vide dans un esprit de glace,
Où vibrent des voix et brillent d'anciens visages.
Dans sa dynamique le dragon de fer crache sa fumée noire,
Crisse ce long charroi où il n'y a ni chauffeur ni équipage,
De lourdes tentures de velours et de larges miroirs,
Où se cachent et reflètent des ombres sans âge.
Je chuchote, je chante et fredonne de veilles mélodies,
Je me raconte une vie sans intérêt et sans passion,
Je fais des gestes galants en récitant d'antiques poésies,
Tout mon univers demeure ici dans ce funèbre wagon.
Je ne suis qu'un passager oublié d'un autre temps,
Un ectoplasme, un souffle froid qui hante avec mélancolie
Ce train invisible qui me berce avec ses bruits de roulements,
Une solitude teintée de voyages inachevés où s'étiole ma nostalgie.
Pasażer
Pasażer pierwszej klasy w pociągu przeszłości,
Pędzącym bez przystanków, bez celu i bez drogi,
Mijają mgliste krajobrazy, ciemne i rozmyte,
Przenikające bezczas i złowieszcze pory roku.
Jestem tym pasażerem pierwszej klasy,
O losie zniweczonym, bez biletu i bagażu,
Z pustym sercem w lodowatym umyśle,
Gdzie drżą głosy i błyszczą dawne twarze.
W swym pędzie żelazny smok wyrzuca czarny dym,
Zgrzyta długi skład, bez maszynisty i załogi,
Ciężkie aksamitne zasłony i wielkie lustra,
W których kryją się i odbijają cienie bez wieku.
Szepczę, śpiewam i nucę stare melodie,
Opowiadam sobie życie bez znaczenia i pasji,
Czynię dworskie gesty, recytując dawne poezje,
Cały mój wszechświat trwa tu, w tym ponurym wagonie.
Jestem tylko zapomnianym pasażerem z innego czasu,
Ektoplazmą, zimnym tchnieniem nawiedzającym z melancholią
Ten niewidzialny pociąg, kołyszący mnie szumem jazdy,
Samotnością zabarwioną niespełnionymi podróżami, w których gaśnie moja nostalgia.
2 lutego 2022 r.
III
La clarté dans les ruines
Dans l'or et dans le sang se noie l'humanité,
Les peuples prosternés devant leurs idoles vaines,
Satan règne en secret sur notre obscurité,
Et nourrit dans les cœurs la discorde et la haine.
Les élites corrompues, les princes et les rois,
Échangent leurs serments pour des pièces funestes,
Ils vendent leurs vertus aux marchés sans lois,
Et sèment dans nos vies des misères célestes.
Le désir sans limite asservit les consciences,
La chair gouverne l'âme et consume l'esprit,
On insulte le Ciel, on raille la croyance,
Et l'homme se détruit dans son propre mépris.
La guerre et la rancœur consument les nations,
La bêtise en triomphe et l'inculte gouverne,
Les foules lobotomisées prient leurs illusions,
Sans voir que l'abîme à leurs pas se prosterne.
Les haines renaissantes attisent les blessures,
Les peuples s'opposant pour un nom, une foi,
On célèbre la nuit, on méprise l'écriture,
Et la lumière fuit des palais et des lois.
Les temps portent déjà l'écho des funérailles,
Les cendres recouvriront le rire des festins,
La fin monte en silence au cœur de la bataille,
Et l'homme danse encore au bord de son destin.
Pourtant je reste calme au milieu du vacarme,
Indifférent au bruit des tempêtes du temps,
Je cherche dans la nuit la douceur d'une arme,
Les chants, la paix, le silence apaisant.
Ainsi je me recueille en l'éclat d'une flamme,
Je bois à la source où s'apaise la peur,
La prière me guide et console mon âme,
Et la Vérité seule illumine mon cœur.
30 sierpnia 2025 r.
II
La Nuit
La nuit déploie son manteau de silence,
Elle couronne l'horizon de mystère,
Son souffle endort la terre en révérence,
Et voile d'ombre les chemins de lumière.
Elle recueille au creux sombre des cieux,
Les pas furtifs des songes voyageurs,
Ses astres saints allument dans nos yeux,
Des éclats purs plus profonds que les fleurs.
La nuit conduit l'âme au seuil des oracles,
Elle efface le temps, dissout le réel,
Dans ses replis brillent d'invisibles miracles,
Qui font renaître au cœur l'éternel.
2024
Noc
Noc rozpościera swój płaszcz ciszy,
Wieńczy horyzont tajemnicą,
Jej oddech kołysze ziemię ku skupieniu
I cieniem zasłania ścieżki światła.
Gromadzi w mrocznym zagłębieniu niebios
Skradzione kroki błądzących snów,
Jej święte gwiazdy rozpalają w naszych oczach
Czyste blaski, głębsze niż kwiaty.
Noc prowadzi duszę ku progowi wyroczni,
Zaciera czas, rozpuszcza to, co realne,
W jej fałdach jaśnieją niewidzialne cuda,
Które sprawiają, że wieczne znów zakwita w sercu.
2024
I
Bez tytułu
Będę starym mężczyzną, dystyngowanym i uprzejmym,
Będę śpiewał na całe gardło łagodnym głosem,
Będę miał stanowcze poglądy na wszystko,
Będę opowiadał swoje życie i całą resztę,
Wtedy może ktoś mnie pokochał…
A może nie.
