Chroniques

Une invitation à retrouver la lumière des gestes simples, ces petits bonheurs invisibles qui nourrissent l'âme et relient à l'essentiel.

Il existe, dans les dynasties, des couloirs murés. Des vies que l'on enferme non seulement derrière des portes, mais hors du récit. Nerissa et Katherine Bowes-Lyon appartiennent à cette lignée d'ombres : deux femmes nées du même sang que la couronne britannique, mais condamnées à n'en être que la tache invisible.

En 1942, alors que la guerre ravageait les continents et que les nations se retranchaient derrière leurs règlements, un navire errait sur la mer d'Arabie. Il avançait lentement, tel un cercueil flottant, chargé de silence et de peur. À son bord se trouvaient 740 enfants polonais, sept cent quarante orphelins.